Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 12:07

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COMMENT REDIGER VOS FAIRE-PART ? Les règles traditionnelles et les tendances actuelles. Tous les événements majeurs de la vie privée, de la naissance au décès, font l’objet de faire-part. Leur présentation et  leur rédaction répondent à des normes mais les nouveautés abondent.

 

 

                           1.   TRADITIONS ET TENDANCES

                              

Quelles sont les règles traditionnelles ?

 

      Le mot faire-part n’apparaît qu’en 1830. Avant on appelait les annonces de naissance, de mariage ou de décès des billets ou des lettres de faire-part. Les lettre de décès remontent au moins jusqu’au 17ème siècle. Elles étaient souvent ornées de vignettes et d’un grand V signifiant : « Vous êtes  priés d’assister ». Les illustrations montraient souvent des ossements ou des larmes.

 

     Les faire-part de naissance s’envoyaient à tout le monde alors que les faire-part de mariage s’envoyaient après la cérémonie aux seules personnes qui n’avaient pas reçu d’invitation.

    

      La présentation contemporaine du faire-part se fixe dans la seconde partie du 19ème siècle. Les illustrations macabres disparaissent des lettres de décès et les autres faire-part prennent un aspect sobre et élégant.

 

       Si vous souhaitez  vous conformer aux règles léguées par la tradition, vous trouverez  ci-dessous les principes de rédaction à respecter sans faute.

 

       En revanche si vous voulez innover ou personnaliser vos faire-part, vous pouvez vous inspirer des tendances actuelles. 

 

Quelles sont les tendances actuelles ?

 

       Le faire-part oriental connaît un grand essor. De quoi s’agit-il ?

 

       Le but est de transformer le faire-part en un souvenir précieux que les invités garderont. D’où un soin particulier apporté à l’objet, à sa présentation, à son emballage et aux illustrations choisies.

 

         L’objet.   Ce n’est pas obligatoirement un carton glissé dans une enveloppe de qualité. Très souvent est choisi le parchemin en rouleau glissé dans un étui. Le faire-part se déroule, retenu à chaque extrémité par une baguette.

 

        La matière. On choisit souvent un papier métallisé ou gaufré  où peuvent être portées des impressions diverses (au fer ou au pochoir).

 

         La forme.  La forme rectangulaire reste dominante dans la version japonaise qui porte surtout son effort sur l’ornementation de l’enveloppe (motif au cerisier ou à la source). La découpe préférée des faire-part arabe est la porte du palais qui s’ouvre en triptyque (13cm x 13cm). De nombreux autres motifs sont offerts selon la civilisation : juive, arabe, hindoue, chinoise.

 

        La calligraphie.  Même lorsque les faire-part sont écrits dans une langue européenne, les noms, pour un mariage, sont souvent calligraphiés par un artiste issu de la même culture qu’eux.

 

         Les illustrations. Elles  sont nombreuses, décoratives et toujours issues  de la culture traditionnelle du nouveau-né ou des mariés. Les motifs floraux et architecturaux dominent. Parfois sont représentés les nouveaux époux. 

 

         L’emballage.  Il est extrêmement soigné et toujours harmonisé au carton ou au parchemin. Les couleurs choisies sont en rapport avec celles qui symbolisent le mariage dans la culture choisie, par exemple le rouge pour les bouddhistes.

 

        En dehors du faire-part oriental sont apparues des présentations liées à la vie contemporaine. L’humour inspire souvent ces faire-part d’un nouveau type. Il en ainsi du plus prisé d’entre eux qui a la forme et l’aspect d’une bille d’avion.

 

       Autre nouveauté : le faire-part de pacs gay qui puise souvent dans l’iconographie contemporaine, comme la BD.

 

       Toutes ces tendances marquent la volonté de prendre en compte la diversité de la société. D’un certain point de vue elles renouent avec les habitudes d’antan qui ont été interrompues à la fin du 19ème siècle.          

 

 

                                    2.  LES GRANDS CLASSIQUES

 

Le faire-part de naissance

 

Les faire-part sont envoyés aux parents et aux amis dans la semaine de la naissance. La sobriété est de rigueur (carton blanc). Les cartons de naissance fantaisie ont une certaine vogue mais ne sont pas du meilleur goût.

Sur le carton figurent le prénom  et la date de naissance de l’enfant. On pourra mentionner l’adresse des parents et y joindre un numéro de téléphone.

Les naissances s’annoncent égale­ment par insertion de presse. Les parents peuvent joindre leurs enfants à eux pour annoncer la naissance du petit dernier. Il arrive que ce soient les grands-parents qui annoncent l’événement. D’autres formules sont également possibles : ainsi est-ce parfois les frères et sœurs qui annoncent la venue au monde du nouveau-né.

On répond aux faire-part de nais­sance par une carte de visite rédigée, en général, à la troisième personne. Une lettre de félicitations sera toutefois davantage appréciée. Une adoption s’annonce également par faire-part si on le souhaite.

 

Le faire-part de fiançailles

 

Les fiançailles s’annoncent par une insertion dans la presse. Il revient aux parents de faire cette annonce. Si ceux-ci ne sont plus de ce monde, ce soin reviendra à leur famille proche.

Juste après les fiançailles, chacune des deux familles envoie une carte à ses relations et amis.

Si les fiançailles donnent lieu à une réception ouverte à d’autres per­sonnes que la famille, il sera envoyé un carton d’invitation .

On répond aux faire-part de fian­çailles par une lettre ou une carte de félicitations.

 

Le faire-part de mariage

 

Envoyé un mois avant la cérémonie, le faire-part de mariage doit-être particulièrement détaillé. La préséance veut que les grands-parents, paternels puis maternels, soient cités en tête du faire-part.

Si les parents sont divorcés, ils annoncent seuls même s’ils sont remariés. Cependant, il peut y avoir accord pour que beau-père et belle-mère soient inscrits dans l’annonce. Si l’un des deux est décédé, seul le vivant annonce, avec ou sans indication de son nouveau conjoint.

Titres, distinctions et décorations françaises figurent sur les faire-part. On indique le nom du prêtre officiant s’il appartient à la famille ou en est proche.

Les faire-part se composent de deux feuillets pliés, format 15x20cm (vélin ou bristol blanc, parfois pastel), que l’on glissera l’un dans l’autre pour les envoyer par la poste. Le feuillet de la famille connue par le destinataire est placé sur le dessus. Le grand chic veut que l’on grave le texte en caractères à l’anglaise. Toutefois, les cartons imprimés se sont répandus dans tous les milieux de même que l’on se contente généralement d’un seul feuillet plié en deux, chaque famille se réservant un volet. Est joint aux faire-part un petit carton imprimé ou gravé indiquant le lieu et l’heure de la réception. Ce carton ne comporte qu’une phrase : l’invitation est faite par la mère de la mariée. Le nom des deux mères figure lorsque les frais de la réception sont partagés. Au dos faire figurer un plan si nécessaire et ajouter le cas échéant des adresses d’hôtel sur papier libre.

Les faire-part s’envoient après le mariage dans le cas de cérémonies volontairement réduites au cercle des intimes.

Autant les faire-part doivent être détaillés, autant les communiqués dans la presse resteront sobres. Ces communiqués ne peuvent remplacer le faire-part. Ils ont pour but de faire connaître l’événement aux relations plus lointaines.

On répond aux faire-part de mariage par une lettre ou une carte de félicitations à la famille que l’on connaît, aux deux si l’on connaît l’une et l’autre. On s’excuse par écrit si l’on ne peut assister à la cérémonie ou à la réception.

 

 

Le faire-part de décès

 

Le décès d’un parent est annoncé par sa famille qui envoie un faire-part aux proches, aux amis et aux rela­tions, afin de les inviter au service funèbre.

Sur le faire-part figurent successivement les noms de l’époux survivant, du père et de la mère pour les célibataires, des enfants et petits- enfants, des frères, des sœurs avec leurs conjoints, des neveux et cousins, éventuellement d’une personne dévouée.

Les titres et décorations de la per­sonne décédée figurent sous son nom. On touchera des rela­tions plus éloignées par communiqué de presse.

Certaines familles ne font part qu’après la cérémonie. Et certaines font part sans inviter au service funèbre afin de rester dans la plus stricte intimité.

Dès réception d’un faire-part, il convient d’envoyer ses condoléances (lettre manuscrite ou carte de visite) au parent le plus proche ou à la

per­sonne de la famille que l’on connaît (modèle 19). La famille est tenue de remercier de ces condoléances, soit par réponse individuelle, soit par

in­sertion dans la presse.

 

Par marie-france lecherbonnier - Publié dans : new letter - Communauté : Protocole
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